{"id":344,"date":"2013-08-04T14:28:27","date_gmt":"2013-08-04T12:28:27","guid":{"rendered":"http:\/\/belvezet.net\/?p=344"},"modified":"2013-08-04T14:28:27","modified_gmt":"2013-08-04T12:28:27","slug":"lattaque-par-emile-peytavin-flammes-breves-ed-h-chaptal-1965","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/belvezet.net\/?p=344","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0L&rsquo;ATTAQUE\u00a0\u00bb  par Emile Peytavin \u00ab\u00a0Flammes Br\u00e8ves\u00a0\u00bb ed. H.Chaptal 1965"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;attaque du train en gare de Belvezet par les FFI en juin 1944, \u00e9v\u00e8nement bien connu de nous tous, semblait rev\u00eatir une importance particuli\u00e8re pour leur chef Emile Peytavin (Ernest) ; A tel point qu&rsquo;il y consacre un chapitre entier de son remarquable ouvrage \u00ab\u00a0Flammes Br\u00e8ves\u00a0\u00bb dont je cite ici la seconde \u00e9dition publi\u00e9e en 1965.<\/p>\n<p>Dans mon incapacit\u00e9 actuelle de retrouver des ayant droits de cet auteur afin de solliciter l&rsquo;autorisation de faire apparaitre son r\u00e9cit sur notre site web, je reprendrais simplement quelques citations de fa\u00e7on litt\u00e9rale et dans un strict respect du texte original. Je retirerais imm\u00e9diatement ces textes de ce site internet dans le cas ou tout ayant droit ne souhaiterait pas voir ces citations ici.Je remercie toute personne qui pourrait m&rsquo;aider \u00e0 contacter un \u00e9ventuel propri\u00e9taire de droits sur cet ouvrage afin de solliciter l&rsquo;autorisation d&rsquo;en reproduire le texte complet des paragraphes qui nous concernent. Je n&rsquo;en cite quelques extraits que dans l&rsquo;esprit de sauvegarder la m\u00e9moire des ces combattants \u00e0 qui nous devons notre libert\u00e9, d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;oubli et de contribuer \u00e0 un apport aux jeunes g\u00e9n\u00e9rations de vrai rep\u00e8res ; par opposition au \u00ab\u00a0solutions\u00a0\u00bb autant mensong\u00e8res que dangereuses, qui peuvent s&rsquo;imposer \u00e0 eux !<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline\">Chapitre IV : L&rsquo;attaque<\/span><\/p>\n<ul>\n<li>\u00a0\u00bb &#8211; Commandant, qui s&rsquo;est les boches qu&rsquo;on attaque ?\u00a0 &#8211; des S.S. Ils seront deux cents environ &#8230; \u00ab\u00a0<\/li>\n<li>\u00a0\u00bb &#8211; justement. C&rsquo;est pour \u00e7a que je n&rsquo;ai voulu qu&rsquo;une poign\u00e9e de gars. Si l&rsquo;affaire tourne mal ils pourront s&rsquo;\u00e9gailler sans perdre leurs armes. Si au contraire tous ces jeunots du maquis sont l\u00e0, ils nous emmerderont et perdront leur p\u00e9toire &#8230;\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00a0\u00bb le train apparaissait et s&rsquo;arr\u00eatait \u00e0 50 m\u00e8tres avant la station &#8230; Les trois derniers wagons d\u00e9tach\u00e9s restaient en panne &#8230;\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0Le m\u00e9canicien acc\u00e9l\u00e9rait pour mettre plus de distance entre les deux morceaux du convoi&#8230;\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0La rafale roula &#8230; Aux hurlement SS s&rsquo;ajoutaient les cris de voyageurs&#8230; les mitraillettes de Ruti, pr\u00e9cises, f\u00e9roces, trouaient les vagons&#8230;\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0Le tir combin\u00e9 de Colt et Ruti avait mis hors de combat des hommes qui avaient eu leur compte avant m\u00eame que de saisir leur arme pour riposter.\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0Deux maquisards se d\u00e9tach\u00e8rent du talus et comme ils avan\u00e7aient debout, sans s&rsquo;en faire, vers la loco, re\u00e7urent de dessous les wagons une rafale qui les coucha &#8230;\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0Un homme allait d&rsquo;un toit \u00e0 l&rsquo;autre des wagons et, de chacun, couch\u00e9 \u00e0 plat ventre, pench\u00e9 loin en avant, d&rsquo;un large balancement des bras envoyait une grenade entre les roues.\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0Le drapeau blanc s&rsquo;agitait toujours&#8230;\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0&#8230;descendirent quelques allemands, h\u00e9b\u00e9t\u00e9s, mains \u00e0 la nuque&#8230; Ils \u00e9taient 37.Colt les rangea sur le quai. Il leur parlait sans h\u00e2te, sans forcer la voix. Enfin trois femmes apparurent. &#8211; Qu&rsquo;est ce que foutent l\u00e0 ces poules ? demanda Georges. &#8211; C&rsquo;est des infirmi\u00e8res.\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0Dis \u00e0 l&rsquo;adjudant qu&rsquo;il peut rejoindre ses soldats et qu&rsquo;ils seront conduits au camp. D\u00e8s que Colt eut traduit les paroles de Silva, le visage de l&rsquo;Allemand se crispa et soudain : &#8211; Herr Commandant, serons nous tortur\u00e9s ? demanda-t-il. &#8211; Tiens tiens, maintenant il parle fran\u00e7ais. Non ! vous ne serez ni tortur\u00e9s, ni fusill\u00e9s? ni rien du tout. Vous \u00eates prisonniers de guerre et serez trait\u00e9s comme tels.Nous sommes des soldats\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0L&rsquo;une des femmes, alors s&rsquo;avan\u00e7a vers Silva. &#8211; Que dit-elle? &#8211; Elle demande si c&rsquo;est bien vrai qu&rsquo;elles sont libres, si c&rsquo;est bien vrai qu&rsquo;elles ne seront ni tortur\u00e9es ni fusill\u00e9es. &#8211; Encore, nom de Dieu ! s&rsquo;\u00e9cria Silva&#8230;\u00a0\u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline\">Chapitre V : Oeil pour Oeil<\/span><\/p>\n<ul>\n<li>\u00ab\u00a0&#8211; Nous allons inhumer Andr\u00e9 et Jacques qui sont morts hier &#8230; Une balle avait travers\u00e9 la gorge d&rsquo;Andr\u00e9 et la jeune doctoresse dans la voiture qui la conduisait au PC avait serr\u00e9 un tampon sur la carotide qu&rsquo;elle \u00e9treignait et dont le jaillissement la couvrait de sang. Tu comprends, expliqu\u00e9-t-elle \u00e0 Banon, je voulais qu&rsquo;il p\u00fbt voir sa femme avant de mourir. Sa femme \u00e9tait l\u00e0, en effet, d\u00e9chir\u00e9e de sanglots.\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0&#8211; Vous \u00eates adjudant-chef des S.S. ? &#8211; Pardon, herr commandant, de la Feldgendarmerie. &#8211; Gendarme ? que faisiez-vous dans le convoi en route pour la Normandie ? &#8211; J&rsquo;\u00e9tais responsable de l&rsquo;ordre sous l&rsquo;autorit\u00e9 du lieutenant. &#8211; Ou est ce lieutenant ? &#8211; Pardon, herr commandant, il a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 \u00e0 Belvezet. &#8211; La compagnie de renfort se composait-elle de S.S.? &#8211; De troupes de la Werhmacht, herr commandant. Il y avait seulement douze S.S. Il n&rsquo;en reste que deux. Les autres ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s ou bless\u00e9s. &#8211; Que faisaient-ils dans le convoi ? &#8211; Ils servaient d&rsquo;encadrement.\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>\u00ab\u00a0A une centaine de m\u00e8tres de la cour de la ferme, deux groupes se faisaient face : l&rsquo;un compos\u00e9 des maquisards ; l&rsquo;autre compos\u00e9 des prisonniers allemands. Entre ces deux groupes, se d\u00e9tachaient contre un talus deux jeunes soldats, \u00e0 visage d&rsquo;enfant. Quel age avaient-ils ? Probablement pas vingt ans. Silva s&rsquo;avan\u00e7a et lut en fran\u00e7ais une d\u00e9claration par laquelle il annon\u00e7ait que pour r\u00e9pondre \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution de deux maquisards, on allait proc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution de deux S.S. Puis Colt lut la d\u00e9claration en allemand&#8230;\u00a0\u00bb<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;attaque du train en gare de Belvezet par les FFI en juin 1944, \u00e9v\u00e8nement bien connu de nous tous, semblait rev\u00eatir une importance particuli\u00e8re pour leur chef Emile Peytavin (Ernest) ; A tel point qu&rsquo;il y consacre un chapitre entier de son remarquable ouvrage \u00ab\u00a0Flammes Br\u00e8ves\u00a0\u00bb dont je cite ici la seconde \u00e9dition publi\u00e9e en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-344","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/344","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=344"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/344\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":346,"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/344\/revisions\/346"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=344"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=344"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/belvezet.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=344"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}